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Le grand incendie de septembre 1943
Ocana a été à plusieurs reprises la proie des flammes notamment en 1868, 1907 et 1927, mais jamais d'incendie eurent les conséquences désastreuses de celui de septembre 1943.
Suite à une horrible sécheresse du maquis et, des troupes allemandes, lançant par leurs aviateurs des plaquettes incendiaires un peu partout, en un clin d'œil, les flammes dévorèrent des hectares de maquis. Aussi à la suite de cette catastrophe, la commune d'Ocana, une des plus touchée de la Corse a perdu 344 bestiaux, 6302 arbres fruitiers, 210 hectares de maquis, 36 maisonnettes, mais le plus déplorable la mort de villageois disparus dans les flammes.
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Malheureusement, cet incendie monstre devait avoir des répercutions macabres, surtout en provoquant l'évènement sinistre du 18 août 1944.
L'éboulement de 1944
Jamais sans doute, depuis la fondation d'Ocana, le village fut éprouvé, ébranlé et jeté dans la consternation la plus absolue.
Vers 15heures,de gros nuages noirs et opaques s'amoncelaient. Le tonnerre grondait sans répis.Des éclairs, larges comme des gerbes, sillonnaient les airs, sur le versant de la montagne du " saint Pierre ", et semblaient darder leurs flèches sur le village épouvanté.
Tout à coup les maisons furent comme ébranlées dans leur fondement. D'énormes blocs de granit déferlèrent du haut de la montagne s'entrechoquant et creusant de larges fossés de chaque coté du village, détruisant tout sur leur passage arbres, maisons…
Deux profondes crevasses coupaient le pays en trois, et rendaient le village, pourtant si coquet, méconnaissable !
Un énorme bloc, après avoir dégringolé du mont dans une course vertigineuse, s'installa à la place du bar du village.
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Aujourd'hui, ce bloc est toujours à sa place et nous pouvons lire, inscrit en lettres d'or la date du sinistre.
Malgré ces épreuves, qui coûtèrent la vie de huit personnes, les villageois ont su préserver leur si joli village à flanc de montagne, avec ses maisons en pierres ses moulins, ses petites ruelles étroites et si pittoresques et l'accueil authentique et chaleureux d'antan.
N'oublions pas qu'en 1929 une avalanche du même type avait endeuillé le village avec trois morts.
"l'Eveil" extrait de l'article paru le 22/09/1929:
"le Patriote " extrait de l'article paru le 22/08/1944:
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